Sérénité...relative.

Publié le par Soft@ge

 


     Chaque année, les belles nuits du mois d'août nous offrent le spectacle magnifique des Perséides. Ce sont des étoiles filantes qui comme les trèfles à quatre feuilles apportent le gage de la résolution de nos vœux. Les observer nous donne ce petit frisson du bonheur qu'apporte la beauté de l'éphémère, et pourtant... Au risque d'être plus prosaïque, le frisson ressenti émane peut-être aussi d'un inconscient collectif, synthèse des acquis non appris ? La logique céleste qui veut que tout soit en mouvement ne semble pas respectée !


Dans le système solaire tous les objets possédant une masse décrivent un parcours plus ou moins régulier autour d'autres objets plus massifs. En fait, cela est vrai pour tout système stable soumis aux lois de la gravitation : La Lune tourne autour de la Terre, qui tourne autour du Soleil.


Revenons à nos petites poussières du mois d'août. Si elles se consument si joliment dans l'atmosphère de notre planète, c'est que la trajectoire de la Terre traverse leur essaim. Ce dernier se trouve donc à cet instant à la même distance du Soleil que la Terre. Il devrait donc se déplacer lui aussi afin de ne pas tomber massivement vers le Soleil. Dans ce dernier cas, nous ne le retrouverions pas l'été suivant ! La régularité de la rencontre pose un véritable problème.


Puisque toute masse du système orbite pour durer, un nuage statique ne peut provenir du système. Grand bien lui fasse, me direz-vous, et qu'importe la source si l'eau est bonne. Mais creusons davantage cette état singulier.


L'essaim de poussières provient du passage d'un objet massif dans la trajectoire de la Terre. Cela s'appelle un géocroiseur. Ce peut être un astéroïde, une comète, voir une autre planète. En l'occurrence il s'agit ici de la comète ''Swift-Turttle 109P'' découverte en 1862 et dont la période de révolution est d'environ 133 ans (elle est repassée dans notre zone orbitale en 1995). Cela explique maintenant pourquoi nous retrouvons des résidus qui même s'ils se raréfient d'année en année, renouvellent la quantité périodiquement (133 ans).

Les plus attentifs d'entre vous objecteront que si cette comète est périodique c'est qu'elle fait partie de notre système. C'est vrai.....aujourd'hui. Son inclinaison orbital (113°) et son elliptique (1 pour 60), signent qu'il s'agit d'un objet capturé par le système solaire et non issu de sa formation. Sans entrer dans des détails trop techniques, il faut surtout retenir que si le système solaire semble un espace de sérénité dont les constituants paraissent sans dangers ( La NASA surveille les géocroiseurs les plus gros avec beaucoup de précision ), un objet massif externe n'est pas utopique et reste imprévisible, d'autant que sa vitesse relative est forcément très importante, de l'ordre de 268 km/s ( vitesse approximative du déplacement de notre soleil dans la galaxie ).


Nous n'évoquerons pas ici les conséquences éventuelles d'un impact mais il est bon de se souvenir que l'énergie cinétique d'une masse est proportionnelle au carré de sa vitesse !!! Pour la petite histoire, Swift-Turttle finira par percuter la Terre...durant le prochain millénaire.

 


Peut-être regarderez vous encore l'an prochain ce beau spectacle nocturne, peut-être ressentirez vous de nouveau ce frisson et vous en connaitrez la cause...


Publié dans Astrophysique

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T


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C

Juste une visite de courtoisie dans un domaine où je ne connais rien.
Nous profiterons de nos rendez vous pour continuer la leçon.
J'aime bien la musique de fond.
Vous devriez la mettre en boucle au bureau !
A bientôt.


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